Erebos Golden Tour 2025 - 28 : Vers la péninsule de Noto
Je me réveille dans ce qui sera le moins bon hôtel de mon voyage, mais au moins il y a une vue sur les trains, dont celui que je vais prendre aujourd'hui pour aller dans péninsule de Noto, au nord de Kanazawa.
Direction la gare et sa célèbre porte Tsuzumi-mon.
Depuis l'arrivée du Hokuriku Shinkansen, les trains de la ligne classique sont passés sous le contrôle des compagnies préfectorales, IR Ishikawa Railway pour la préfecture d'Ishikawa et Hapi Line Fukui pour la préfecture voisine de Fukui, mais avec les services interconnectés, on peut voir les trains des deux compagnies ici à Kanazawa.
La JR West reste un peu présente avec la ligne Nanao, dont les trains terminent tous à Kanazawa. Et maintenant que les Thunderbird ne vont plus qu'à Tsuruga, que le Dinostar n'existe plus, le Noto Kagaribi est le dernier Limited Express qui vient ici.
Le voyage à bord a été très tranquille (il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde), et une cinquantaine de minutes plus tard, j'arrive à Nanao.
J'ai ensuite quelques minutes pour changer de train pour le Noto Satoyama-Satoumi, le joyful de la compagnie Noto Railway.
Ce train qui fait référence aux écosystèmes terrestres et aquatiques de la péninsule de Noto a été lancé en 2015 pour profiter de l’afflux de touristes dans la région grâce à l'arrivée du Shinkansen. Et depuis avril 2025, il est devenu le train du récit du tremblement de terre, celui du 1er janvier 2024 qui a fortement touché la péninsule.
Ce train nécessite une réservation préalable, et j'étais d'ailleurs attendu par le personnel, étant le seul gaijin du voyage. A ma place un petit sac avec la carte du trajet, des brochures et une petite serviette avec le train brodé dessus.
Et c'est parti pour le voyage vers Anamizu. Pendant tout le trajet, une dame nous fait le récit du tremblement du terre avec photos à l'appui, et nous racconte comment la ligne a été coupée en plusieurs endroits mais qu’heureusement le trafic a pu être entièrement rétabli en 3 mois.
Le train ralenti au passage des points d’intérêts de la ligne, malheureusement parfois gâchés par ces put* de fils électriques !
Le dernier tunnel avant le terminus d'Anamizu a été décoré, toujours dans un but d'attirer le touriste (et j'apprends que depuis, ils ont rajouté un Ibis en vu de sa réintroduction dans la péninsule).
Anamizu, tout le monde descend. Mais moi, je rester en gare, car il y a des choses à voir.