En attendant Densh’O – épisode 2


Gare de Nippori, 13 juillet, 16h41.

Je descends sur les quais de la Yamanote, direction Ikebukuro. Une rame est déjà là, mais je sens qu’il y a quelque chose qui cloche. En effet, les gens sur le quai ne cherchent pas à monter dans le train alors qu’il y a largement de la place à l’intérieur. Sur des afficheurs au dessus du quai, 2 kanjis sont affichés dont celui de « arrêter » (vous savez, celui que l’on voit sur tous les panneaux stop du Japon). Humm, ça sent mauvais tout ça. Alors je vais me poser avec mes bagages en bout de quai, en attendant que ça se passe.

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Le point de vue est plutôt sympa, avec la Sky Tree Tower en toile de fond. Et surtout je remarque que ça roule bien. Keihin-Tôhoku et Jôban OK, Yamanote KO !

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Appuyé sur la barrière, à l’ombre et avec un peu de vent, je trouve le coin très agréable. En plus j’ai droit au deux trains stars de la Jôban, un E653 « Fresh Hitachi » version rouge :

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Suivi d’un 651 « Super Hitachi », un peu caché par la forêt de poteaux :

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Pendant ce temps, ça ne bouge toujours pas du coté de la Yamanote. Le shashô sort de sa cabine, remonte, répond au téléphone, ressort… En tout cas, moi je suis bien ! Et les E233-1000 Keihin-Tôhoku se succèdent toutes les 3 minutes…

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Soudain derrière moi, j’entends un « Excuse-me ». C’est le shashô qui vient me signaler que ça va bientôt repartir. Bon puisqu’il faut y aller !

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Nishi-Nippori, tout va bien, mais le train reste 5 bonnes minutes à Tabata. Les écrans nous signalent que c’est dû à un accident de voyageur et que les lignes Saikyô et Shônan-Shinjuku sont aussi impactées.

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Tant bien que mal, je finis par arriver à Ikebukuro. Depuis quand on se met à imiter les transports parisiens au Japon ? Il manquait juste une panne de clim pour faire encore plus vrai ! Tiens en parlant de cela : depuis le tremblement de terre du 11 mars, tout le nord du Japon doit faire des économies d’électricité. L’été est la période la plus critique, notamment à cause des climatiseurs. Du coup dans les trains, on règle l’air conditionné un peu moins froid (ce qui n’est pas un mal), on éteint les lumières, mais on laisse les écrans diffusant des pubs. Cherchez l’erreur !

Bref revenons à Ikebukuro, direction mon hôtel mi-ryôkan, mi-auberge de jeunesse. Une douche rapide, et me voilà reparti explorer un quartier de Tôkyô que j’avais jusqu’ici soigneusement évité (il faut dire que ce n’est qu’un quartier commerçant parmi d’autres…)

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Soudain, au détour d’une rue, je tombe sur :

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A SUIVRE…