En attendant Densh’O – épisode 1


Station Malesherbes, 15 juin, 18h01.

Je sors du métro quand je m’aperçois que j’ai un message sur le répondeur. Mais comment font les gens pour toujours m’appeler pendant la vingtaine de minutes que je passe sous terre ! C’est le Densha Otaku. Il me demande de le rappeler, car il a quelque chose d’important à me communiquer. Sans doute pour me dire qu’il passe à Paris et qu’il a besoin d’un hébergement…

- C’est un peu soudain, mais je pars dans un mois tout juste au Japon. Je sais que tu dois prendre tes vacances en août, je suis désolé ça sera pour une prochaine fois.

- Euh non en fait, ce n’est pas un problème !

Ne croyez pas qu’il suffit d’une phrase du Densha Otaku pour que je le suive au bout du Monde. Ce voyage au Japon ensemble, on en parlait depuis la fin de l’année dernière. Mais voilà, le tremblement de terre du 11 mars et ses conséquences ont tout remis en cause. Et avant ce coup de fil, je pensais que c’était mort, du moins pour cet été.


Aéroport Charles de Gaulle, 12 juillet, 18h43.

Bien installé sur un fauteuil du terminal 2E, j’attends tranquillement l’embarquement de mon vol Japan Airlines. Je m’aperçois que j’ai déjà dévoré un tiers des « Dunes de Tottori », un roman policier dont Oscar nous avait parlé il y a quelques temps. Je décide donc d’aller au kiosque à coté m’acheter un peu de lecture supplémentaire.

Je pars quelques jours avant le Densha Otaku car je vais en profiter pour aller rendre visite à des amis résidants à Tôkyô. Et puis ça me permettra d’utiliser à fond mon JR pass de 2 semaines !

Le vol se passe sans problème. Ma voisine, une obasan de retour de vacances en Europe, est fort sympathique, même si j’aurais aimé qu’elle ne me dérange pas toutes les 10 minutes alors que je regardais mon film ! A propos de ça, j’ai pu voir le film qui fait fantasmer Max le Shashô : « Hankyu Railways - A 15-Minute Miracle »


Aéroport de Narita, 13 juillet, 14h19.

J’arrive à peu près frais et dispo : j’ai l’heureuse faculté de pouvoir dormir en avion, surtout quand c’est un vol du soir. Pas de queue à l’immigration, ça change. Par contre j’ai une petite frayeur au tapis à bagages, ma valise arrivant en avant-dernière position (la seule fois où on a perdu mes bagages, c’était ici à Narita). Ensuite direction le bureau JR pour activer mon pass, quand mon regard est attiré par le panneau d’affichage.

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« Le service Narita Express est fortement retardé à cause d’un accident ». Embêtant tout ça. Je me dis que j’en saurai plus au bureau JR. Effectivement quand je leur dis que je dois me rendre à Ikebukuro, ils me répondent que ça va prendre beaucoup de temps et que je ferais mieux de prendre la ligne Keisei. Ca, je sais : même si ça roulait normalement, je mettrais toujours moins de temps avec le Skyliner. Sauf que passer par la JR ne me coûte rien ! Mais avant  que je dise quoique ce soit, on me tend un ticket magique qui me permettra d’aller chez Keisei avec mon JR pass. Sympa !

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Ironie de la situation, le premier train que je verrai en descendant sur les quais de la Keisei sera un E259 « Narita express » à l’arrêt !

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De mon coté, un Limited Express est à l’approche. Je regarde le tableau, pas de Skyliner annoncé. Dans ce cas, autant prendre ce qui se présente, dans mon cas un Keisei 3700...

Keisei 3700

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Evidement, ça met plus de temps que le Skyliner, mais j’aurai la joie d’en croiser un en route.

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Après un peu plus d’une heure de trajet, j’arrive à Nippori. Je profite de l’occasion pour aller enfin voir le fameux pont avec sa vue panoramique sur les voies. Sauf que je ne sais pas exactement où il est, mais coup de chance, je tombe dessus tout de suite (pour info, il faut aller à la sortie nord).

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Mais le soleil de plomb, plus un gros contre-jour, plus le fait d’avoir tous mes bagages me dissuadent de rester et je me dirige alors vers les quais de la Yamanote.


A SUIVRE…