Shanghai, c’est un peu comme Tôkyô : une grande mégapole moderne avec des tonnes de choses à faire, mais c’est bien aussi d’aller voir un peu autour. J’ai donc passé mes week-ends à me balader. 

Une de ces sorties fût à Suzhou, à une centaine de kilomètre de Shanghai, célèbre pour ses jardins classés au patrimoine de l’UNESCO. Pour y aller c’est simple, il y a le train direct. 

J’arrive donc le matin à la gare principale de Shanghai, avec son énorme tableau d’affichage des trains directement sur la façade (pratique !).

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L’achat des billets se fait facilement grâce à des automates semblables à ce qui existe chez nous. J’obtiens rapidement un billet pour un express partant dans 1/2 heure (prix : 4,5 euros), mais pour le retour, ça coince. Les trains sont tous complets (on est le dimanche, retours de WE ?). Sueurs froides, quand je vois une touche « other trains ». Ouf, il y a de la place, mais au lieu de choisir entre la classe standard et confort, je peux opter pour la « couchette dure » ou la « couchette molle ». Arf, un train de nuit ! (après recherches, j’ai appris que c’était le Harbin – Shanghai, 2500 km et 2 jours de voyage !). Bon c’est un peu plus cher que l’express (6 euros) et c’est plus lent, mais au moins je pourrai rentrer.

Muni de mes billets, je me dirige vers les quais, pensant spotter un peu en attendant le départ. Mais cruelle déception, on est parqué dans une énorme salle d’attente, et on ne peut descendre sur les quais que quelques minutes avant le départ.

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Du coup je suis repassé lors que mon deuxième séjour pour faire cette vue de la gare depuis un pont routier.

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Mon train pour Suzhou est un CRH2, dérivé du Shinkansen E2. J’ai eu une version B, qui a connu quelques améliorations, comme les phares à l’avant (vue ici à Suzhou).

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A comparer avec la version A qui est quasi-identique aux E2 japonais.

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(Photo trouvée sur le net, les CRH2A ne passent pas à Shanghai - en tout cas, j’en ai pas vu).

A l’intérieur, ceux qui ont déjà pris le Shinkansen ne seront pas dépaysés. La seule différence notable étant les écrans LCD au plafond qui diffusent des pubs (silencieusement, heureusement !).

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Pendant le voyage, un compteur indique la vitesse. On dépassera rarement les 200 km/h, mais la LGV n’était pas encore ouverte à l’époque.

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Pour en finir avec le CRH2, sachez qu’il existe une version E, avec des couchettes :

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Au retour, comme prévu, j’ai eu mon train couchette, du même genre que celui là :

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A l’intérieur, c’est plutôt clean, mais bon, ça manque un peu d’intimité. J’avais le droit à une couchette, mais je me suis contenté des strapontins dans le couloir. Un employé passe régulièrement, notamment pour apporter de l’eau chaude pour le thé. A l’arrivée, il a enroulé le tapis.

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Autre sortie à Hangzhou, située à environ 200 km au sud de Shanghai. Cette fois-ci, je me rends à la gare sud de Shanghai, entièrement refaite.

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Les trains qui font la liaison sont les CRH1, de Bombardier.

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J’avais déjà vu ce type de rame à Suzhou, où bizarrement, tout le monde essayait de rentrer par la même porte (alors que vous pouvez voir qu’il n’a personne à celle d’à coté !).

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A l’intérieur, petit bémol pour le confort : c’était plus du niveau de l’AGC (ça tombe bien, c’est le même constructeur). La prochaine fois, j’irai en première !

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C’est là-dessus que s’arrêtent temporairement mes aventures ferroviaires chinoises. Je suis franchement très impressionné par le développement du rail là bas, un peu trop peut-être. Et dire que selon certaines rumeurs, ils projetteraient de nous piquer notre record de vitesse. Où s’arrêteront-ils ?


Une fois n’est pas coutume, je vais parler de bus pour finir. Dans les rues de Shanghai, j’ai vu ça :

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Oui, il s’agit d’un bus électrique qui se recharge en station à l’aide de son pantographe. Une sorte de trolleybus mais sans l’inconvénient des fils (quoique, comme vous pouvez voir, les fils électriques c’est l’anarchie comme au Japon !). Dans une ville aussi polluée que Shanghai, j’ai trouvé que c’était une bonne idée.


Voilà, la prochaine fois on change de continent, direction le Canada.

A bientôt,

Erebos